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Chroniques : Europe - Europe |
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- De Ptilouis dans
Pour peu que l’on connaisse les grands classiques, on a tous et toutes déjà entendu le fatidique « The Final Coundtown » d'Europe. Ce morceau « de la belle époque », comme le scandent si souvent les quarantenaires et plus, bénéficiant d’une introduction au clavier et d’un solo de guitare devenus désormais trop légendaires pour que l’on s’y attarde encore plus longtemps. Mais bien avant la belle histoire du mythe du « Final Coundtown », qui est, pour information, la plage titulaire du troisième album des Suèdois, il y a deux albums, dont le premier sortit en 1983 sous le doux et simple nom d’Europe. Pourquoi Europe ? Simplement parce que les petits gars de Stockholm voulaient symboliser la grandeur et la force. Comme nom de groupe et de premier essai mais aussi sur le plan musical, le pari est franchement réussi. Il en résulte un heavy metal qui respire à la fois les Ray Ban, les grosses motos, le cuir moulant, les longs cheveux bourrés de lotion de la racine jusqu’aux pointes. Un heavy metal glamour et énergique, pas violent du tout mais qui, une fois la première piste lancée sur la platine, se meurt seulement à la dernière seconde du disque. Il n’existe pas de temps mort dans le bon heavy metal, pas tant que le réservoir de la Harley-Davidson est plein. Et bien qu'Europe n'invente rien de véritablement époustoufflant - en n'hésitant même pas à mettre en avant leurs influences diverses que sont Iron Maiden, Rush, Ozzy Osbourne voire encore Whitesnake -, il faut dire que les grands blonds du Nord savent vraiment faire de la bonne musique. Impossible de dire que ce premier cru d’Europe soit raté. Bien au contraire. On a affaire à une suite de titres tous plus emblématiques du genre les uns que les autres. Des rythmes solides, carrés, ravageurs, presque romantiques même (c’était propre à l’époque ; les femmes hurlaient en voyant les musiciens débarquer sur scène), qui rendent justice à la musique heavy metal des années 80. Il y a quand même une petite ballade, « The King Will Return », que l’on se passera en boucle en bonne compagnie, évidemment. Il est peut-être difficile de croire qu’aujourd’hui pareille musique jouira d’une seconde jeunesse. Il est encore plus difficile de se dire que le vrai, le dur, le bon, le heavy metal criard avec ses solis ravageurs à faire pâlir de honte certains rockeurs « heavy metalleux » actuels qui ne savent même pas aligner ne serait-ce qu’une gamme pentatonique sans fausse note est peut-être mort avec la fin de la carrière studio des groupes comme Europe. Et c’est encore plus triste quand on sait qu’il n'y a plus grand-chose à se mettre sous la dent depuis le début des années 90… Qu’à cela ne tienne, c’est maintenant à vous et vous seul de faire perdurer la légende par le biais des vieux disques. Surtout avec un album aussi réussi et un suivant qui s’annonce encore meilleur. Europe forever, moi je dis ! Chronique et morceau dédicacés à mon ami Sebastiano.
Liste de lecture (39:58) 01 - In the future to come (5:00) |
Si tout l'album est du même niveau que le morceau proposé sur la page, je prends !