menu
Chroniques : Frusciante, John - DC (EP)

DERNIERS COMMENTAIRES

- De Mamzelle-Murielle dans
Polnareff, Michel - Kâma-Sutr...
- De cédric dans
Queen - The Works
- De cédric dans
Queen - Innuendo
- De Mr.Broadminded dans
Waters, Muddy - Hard Again
- De tfaaon dans
For The Imperium - For The Imp...
- De Mr.Broadminded dans
Black Keys (The) - El Camino
- De Nesta dans
Black Keys (The) - El Camino
- De ClashDoherty dans
Nirvana - In Utero
- De Alessandro dans
Nirvana - In Utero
- De ClashDoherty dans
Nirvana - In Utero
- De ClashDoherty dans
Cali - La Vie Est Une Truite A...
- De Alessandro dans
Cali - La Vie Est Une Truite A...
- De Alessandro dans
Nirvana - In Utero
- De don rilou dans
Nirvana - In Utero
- De koamae dans
Cali - La Vie Est Une Truite A...


2004 - Folk (Folk rock)etoileetoileetoileetoileetoile2
Par Mr.Broadminded
(11/02/12)


DC (EP)

Il n’est pas dans mes habitudes de vous conter l’histoire des artistes que je chronique. Fait est qu’il est indispensable de le faire avec celui-ci. John Frusciante est un véritable génie et intègre dans sa prime jeunesse les Red Hot Chili Peppers, groupe-de-cinglés-californiens qui avaient trouvé une nouvelle utilisation à la trop classique chaussette. Il contribuera à leur succès. Manque de bol, le jeune Frusciante ne le veut pas et souhaite s’épanouir en marge de la popularité acquise par l’exceptionnel Blood Sugar Sex Magik. Déjà drogué et un peu dérangé, il quittera ses partenaires en 1992 et s’enfermera dans sa folie auto-destructrice avant de ressurgir d’entre les morts en réintégrant les Red Hot Chili Perppers en 1998. Les épreuves qu’il traversera pendant six ans lui forgeront une sensibilité humaine et artistique, ainsi qu'un mode de vie particulier : c’est pourquoi il est indispensable de connaître l’artiste et son histoire pour comprendre, ressentir son œuvre ici.


DC EP, sorti bien des années après ses ennuis et album solo, est un bijou de quinze minutes, qui prend tout son sens quand on connaît le personnage. Je ne vous parle pas ici des paroles ou des mélodies (intrinsèquement) mais de la manière. L’authenticité, la simplicité, la sensibilité et l’émotion, qui enveloppent les quatre titres, sont littéralement ahurissantes. Frusciante, qui est quelqu’un de timide et fermé, « s’exorcise » lorsqu’il joue et chante, se libère de ses sensations, ses douleurs, ses peines et  ses réflexions. La clé, à mon humble avis, se trouve dans ce schéma : l’artiste doit avant tout se libérer pour toucher son auditeur. La traversée du désert de ce type l’a transformé et l’ensemble de son œuvre s’en imprègne complètement. La fascination, que j’éprouve devant les connotations-autobiographiques-de-l’artiste-dans-son-œuvre, est sans fin et j’espère que nous la partagerons avec John Frusciante.


Je ne prendrai pas les titres un par un, ce n’est clairement pas nécessaire pour un album de cette taille qui doit s’écouter d’une traite, comme un ensemble, une seule œuvre. Et je n’allongerai pas cette chronique d’autres paragraphes parce que cela ne serait que du blabla dispensable et globalement inutile. Car oui, les mots me manquent pour exprimer l’amour que j’ai pour l’artiste et le respect que j’ai pour l’homme. Sachez juste que j’aurais pu prendre d’autres albums solos de Frusciante, car il y en a beaucoup, mais celui-ci me paraissait clairement le plus accessible de tous et finalement le plus proche de ce qu’il a pu faire avec les Red Hot Chili Peppers. Et il n’y avait pas mieux pour vous le faire découvrir, chers lecteurs. Longue vie à Frusciante, longue vie au rock !




Liste de lecture (14:48)

01 - Dissolve (04:27)
02 - Goals (03:21)
03 - A Corner (03:35)
04 - Repeating (03:24)