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Chroniques : Fine Young Cannibals - The Raw & The Cooked |
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- De Mamzelle-Murielle dans
Le versant pop tubesque et propre sur soi des années 80 est un couteau dans le bide de mon fantasme de ces années-là. Donc voilà un exemple parfait du truc qui marchait à donf, du vinyle vide grenier qui ne vaut que dalle et que personne ne veut plus, de la caricature d’une décennie. Tout d’abord le tube, "She Drives Me Crazy", mélange de funk et de synthpop avec une voix insupportable à s’en taper la face contre les murs. Pire, cette voix imbuvable et ces sonorités épouvantables vous suivent tout au long de l’album … Il y a une sorte de batterie ou de boite à rythmes qui martèle ce rythme imperturbablement (même pas intéressante, juste plate) et plus fortement que les autres sons, ainsi qu'une guitare un peu bourrine muselée. "Good Thing" me fout les boules parce que la rythmique principale est pompée sur "Tainted Love" et n’arrive même pas à la cheville de la version de Soft Cell, alors encore moins à celle de Gloria Jones… C’est toujours aussi carré mais du côté chiant. Allez, le morceau suivant, "I'm not the man I used to be", je dois avouer que je l’ai écouté pas mal de fois et c’est le seul à garder : la partie instrumentale est géniale, des percus rapides, d’une très grande finesse et un orgue doux et long, tandis que la voix est supportable. Par contre les paroles ridicules sont dispensables… Sur "I’m Not Satisfied" on écoute une variante de "She Drives Me Crazy", le même esprit, les mêmes sons (exactement les mêmes) et un refrain agaçant. Les ballades "Tell Me What" et "As Hard As It Is" pourraient faire rire par leur extrême penchant kitsch si on ne venait pas de se taper toute cette daube. Les guitares se mettent parfois en avant ("Don’t Look Back") pour nous impressionner de rock 80’s gerbatif. "It’s OK" n’apporte rien de neuf et se fait mollasson, on le zappe rapidement. Et là, c’est le drame, le craquement final, la fissure qui explose… (Putain,) on vous a laissé jouer votre merde mais il a fallu que vous repreniez ce titre ultime des Buzzcocks, "Ever Fallen In Love"… Il a fallut ce massacre ! Soit c’est une énorme provoc soit c’est une énorme connerie de se porter dans une telle contradiction avec le ponk des Buzzcocks… Et en plus c’est mou, c’est lent, lent, lent… Horrible... On le comprend vite, écouter The Raw & The Cooked de FYC relève plus de l’endurance que de la partie de plaisir ; autant se faire un frisbee avec le disque.
Liste de lecture (35:00) 01 - She Drives Me Crazy |