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Interviews : Hollywood Bowl |
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- De Mamzelle-Murielle dans
Interview de : Hollywood Bowl
Par Alessandro (12/04/11)
The Doors... un groupe de rock psychédélique résolument resté mythique, même 40 ans après la mort du chanteur Jim Morrison. Pour le bonheur des nostalgiques et la curiosité des plus jeunes, Hollywood Bowl, groupe de reprises issu de la ville de La Louvière (Belgique, dans la région du Hainaut), rejoue les titres phares des Doors depuis déjà quelques mois. Nous avons eu le plaisir de rencontrer la band... Photos : Alexis Melis
Q : Parlez-nous un peu de la création du groupe ; comment est né Hollywood Bowl ?
Ludo : Sami et moi on se connaissait depuis Melchior (plus d’infos ici). Quand Melchior a stoppé ses activités, nous avons pris chacun des chemins différents. Par la suite nous avons fait un projet commun de covers acoustiques (nommé Acoustic Corner) où on reprenait des titres de Pearl Jam, REM, Lenny Kravitz, etc. C’est ainsi qu’on a commencé à faire des chansons des Doors en acoustique. On a trouvé que ça sonnait vachement bien et on pensait au tout début créer une sorte de medley d’une dizaine de minutes de chansons des Doors. Sami a ensuite eu l’idée de créer un cover des Doors. Par la suite, Sami a trouvé un local, des musiciens et le reste a suivi...
Sami : Le déclic s’est produit lors d’une jam acoustique ; on a rencontré une musicienne, Amanda. Elle s’est présentée pour nous accompagner au clavier sur « Road House Blues ». Ayant bien gérer le truc, j’ai eu l’idée de créer un cover band sur The Doors. J’en ai parlé à Massimo, le bassiste, à Mike, le batteur, et tout le monde était d’accord. On a donc demandé à cette Amanda de faire un essai avec nous. Par après, on s’est rendu compte qu’il nous fallait plus une personne dans l’esprit seventies. Un ami m’a donc parlé de Gaël, le claviériste. Je l’ai contacté par après et nous avons répété tous ensemble une fois. Au niveau du jeu, des sons, il était plus convainquant et plus dans l’esprit de cette musique qu’Amanda, malgré la bonne maîtrise de l’instrument de la demoiselle. En quelque sorte, on peut dire que c’est grâce à cette Amanda que Hollywood Bowl est né.
Mike : Et puis, Gaël ressemble plus à Ray Manzarek qu’Amanda ! (Rires.)
Gaël : Pour rajouter quelques informations, moi c’est la première fois que je rentre dans un groupe. Je ne connaissais personne en arrivant, à part vaguement Massimo. Tout s’est passé très vite car un mois et demi après notre rencontre, nous sommes passés en studio à Bruxelles pour pouvoir enregistrer quelques morceaux pour notre MySpace et de là proposer notre musique au public.
Q : Quelles sont, selon vous, les plus grosses difficultés rencontrées pour concevoir un tel groupe ?
Sami : L’esprit des Doors, assurément. Surtout en essayant de marier nos influences diverses. Moi et Ludo, par exemple, on vient vachement du hard rock, notamment avec Melchior. Par contre, Massimo et Mike sont vraiment dans le trip Classic Rock. La grosse difficulté au début était de calmer les manettes, de la jouer plutôt blues rock que hard rock, mais c’est venu tout naturellement. Dès nos premières répétitions, ça sonnait assez feutré, comme on l’espérait en fait.
Gaël : Supporter Sami… (Rires.) Sérieusement, pour moi il n’y a pas vraiment eu de grosses difficultés à part le fait de devoir assurer vu que je n’avais jamais joué dans un autre groupe auparavant.
Ludo : L’avantage aussi quand tu fais du cover, c’est que ce ne sont pas des compositions. Donc, on peut facilement écouter les morceaux en voiture, chez soi, etc. Et à partir du moment où tu les connais et que tu te débrouilles plus ou moins bien, ça passe. On a eu de la chance que la sauce a pris vite. Même en studio, tout s’est passé très vite. Les premiers concerts, pareil.
Q : Une question pour le chanteur ; quel est le plus grand défi lorsqu’on s’attaque aux textes de Jim Morrison ?
Ludo : Tout d’abord les retenir ! (Rires.) Lorsqu’on s’attaque à Jim Morrison tout court, le plus grand défi est de savoir que personne d’autre ne peut devenir Jim Morrison. C’est une sorte de dieu… Il faut néanmoins garder l’esprit, essayer de t’en rapprocher le plus possible et quand même tenter de t’accaparer une partie du feeling en restant dans le trip. Honnêtement, ce n’est pas évident mais j’essaie de faire mon possible.
Ludo (chant) en pleine interview.
Q : Parlez-nous un peu de la promo du groupe ; comment êtes-vous passés des répétitions aux premières représentations en direct ?
Sami : Et bien j’ai simplement contacté des gens. Les premières dates ont été prises à la bonne franquette par des mecs du coin ; comme le Balthaz’Arts à La Louvière par exemple. C’est le premier café qui nous ait engagé sans véritablement réfléchir. (Rires.) On avait à peine commencé à répéter… Ensuite, une autre date à suivi à La Louvière. Par après, on est tombé par hasard sur un mec qui tient une agence de booking hollandaise composée de plusieurs groupes de reprises. Donc je l’ai contacté et il nous a filé quelques dates en Hollande. On en a fait une, notre troisième date exactement, et maintenant il y a un paquet de dates en Hollande qui arrive. Maintenant on espère vraiment s’élargir ; continuer à jouer en Hollande, aussi en Allemagne et pourquoi pas en France. Une date est déjà prévue en France d’ailleurs. Notre but est donc de tenter de jouer ailleurs qu’en Belgique.
Q : Parlez-nous un peu de vos sessions live en général ; sachant que la musique des Doors a plus de 40 ans, comment le public appréhende vos prestations ?
Ludo : Souvent, et c’est vraiment cool, on vient nous dire qu’on a su garder l’esprit et y mettre notre petite touche. Le public est généralement de tout âge.
Gaël : Certains connaissent vaguement les Doors, comme beaucoup de monde d’ailleurs. Ils sont curieux de voir ce qu’un cover va donner. Généralement ils sont pris dedans, ils rentrent dans l’ambiance. Mais bon, honnêtement je ne fais pas trop attention à cela.
Sami : Je vais surtout parler en mon nom ; si j’avais entendu dans mon entourage que des mecs reprenaient les Doors, je serais plutôt allé voir ça qu’un groupe qui reprend du ACDC, du Queen, enfin des trucs qui ont été vachement fait. Finalement, je ne connais pas énormément de groupes de reprises des Doors. Sauf peut-être aux Etats-Unis et un en Allemagne. Une petite anecdote à ce sujet là, bien avant le projet Hollywood Bowl : je suis parti à Los Angeles l’année passée et j’ai vu un groupe de reprises canadien au Whisky à Gogo, Wild Child, qui faisait une tournée américaine. Je me suis pris une claque au vu de cette ambiance des Doors et je me suis rendu compte que c’était vraiment de la musique qui te faisait voyager, de l’acid rock quoi. Je me suis pris une décharge en tant que spectacteur. Pour en revenir à notre groupe maintenant, je présume qu’il y a un truc spécial qui se passe dans le public, même si on ne joue pas comme les Doors. Comme je le disais, c’est une musique très feutrée, à mi-chemin entre la musique calme et hard avec des contours très différents. Les Doors, c’est un groupe avec beaucoup de charisme ; déjà leur carrière fut assez courte, 4 ans seulement. Et au delà de ça, c’est généralement très bien accueilli par le public. Autant par les jeunes que par les moins jeunes. Les gens de notre génération ont vu le film et ça été une belle claque dans la gueule de tout le monde. Beaucoup de jeunes musiciens ont aussi été marqué par ce film.
Q : Pour ceux qui ne vous ont pas encore vu : quels morceaux composent votre set-list actuelle ?
Ludo : On en a une quinzaine. On reprend la plupart des morceaux très connus tels « Light My Fire », « The End », « Break On Through ». On reprend aussi quelques chansons un peu moins connues que nous apprécions. On essaie d’adapter la set-list pour nous mais aussi pour le public. C’est sûr qu’à partir du moment où tu fais un groupe de cover rien que pour toi et que tu interprètes la douzième chanson cachée de l’album pirate qui s’est vendu à Singapour… Les gens vont trouver ça bien mais il faut qu’ils connaissent un minimum ! (Rires) On a donc tenté de concilier les morceaux connus et ceux qui nous tenaient vraiment à cœur.
De gauche à droite : Sami (guitare), Ludo (chant) & Alessandro (votre webaster bien-aimé !) lors de l'interview.
Q : Allez-vous continuer à agrémenter votre set-list en travaillant d’autres titres ?
Ludo : Oui, déjà ici on vient de rajouter « Love Street » et « The Crystal Ship »et on est aussi en train de bosser « Hello I Love You ». On pense aussi à d’autres morceaux.
Q : Pensez-vous inclure le morceau « The Soft Parade » à votre set-list, généralement bien accueillie des fans ?
Gaël : On verra, en tout cas, c’est pas vraiment en projet pour le moment.
Ludo : Ce n’est pas fort dans nos projets actuels. Surtout que c’est un morceau assez long.
Q : Question plus personnelle ; quel est votre album préféré des Doors et pourquoi ?
Ludo : Je vais peut-être avoir l’air ridicule en disant ça, mais pour moi c’est le best of ! (Rires) J’en ai pas vraiment de préféré.
Sami : L.A. Woman, évidemment. Je trouve que le groupe chapeaute vraiment bien le truc. Il y a plein de choses vachement étranges sur ce disque ; déjà, c’est un album qui sonne assez blues, donc plutôt guitare et moins clavier, et en plus de ça le titre « Riders On The Storm » a été enregistré dans des conditions assez particulières. C’est le dernier album des Doors, Jim a enregistré celui là puis il est mort. On dirait que c’est un album « au revoir ».
Mike : Alors là, aucune idée. Je ne connais même pas le nom des albums. (Rires.)
Massimo : Je possède bien évidemment tous les albums et je trouve qu’il n’y en a pas un qui sorte du lot. Je suis fan du groupe depuis très longtemps et je trouve que chaque disque a sa particularité.
Gaël : J’ai commencé par découvrir avec le best of et avec le temps, je me suis attaché au tout premier album, là où figure « Light My Fire ».
Massimo (basse) sous le regard de Rogers Waters.
Q : Quel est le morceau que vous préférez-jouer ensemble, et pourquoi ?
Ludo : Je pense que c’est L.A. Woman. C’est le premier qui a vraiment roulé, où on s’est tous regardés à la fin et où on a senti le truc.
Sami : Pareil pour moi, L.A. Woman. C’est un morceau dans une conduite assez « progressive » avec des passages vachement excitants.
Gaël : Pour moi, les Doors c’est « Light My Fire ». A chaque concert, j’attends ce morceau avec impatience, comme le public d’ailleurs. J’ai toujours aimé ce morceau, c’est la première fois que j’entendais un morceau typé « psychédélique ».
Q : Parlons de l’avenir du groupe ; quels sont vos projets futurs ? Ludo : Actuellement, on est bien comme on est. Le MySpace est bien agrémenté et les concerts s’enchaînent bien. On va continuer à prendre du plaisir, à faire plaisir aux gens. Essayer de s’améliorer pour se rapprocher du Son avec un grand S.
Q : J’ai le souvenir d’une excellente première prestation au Balthaz’Arts, à La Louvière (Belgique). Comptez-vous réitérez l’expérience dans la cité de la louve qui vous a, on peut le dire, « lancés » ? Ludo : Oui, bien sur. La prochaine date est à la « Taverne du Théâtre », le 06 août. D’ailleurs, c’est vrai qu’on a été très bien accueilli à La Louvière. L’ambiance était formidable.
Sami : Ca nous fera très plaisir de jouer là bas, mais il y a tout d’abord une date à Houdeng le 05 juin, à 15h30. Mais il n’y aura pas de dates à La Louvière avant celles-là.
Gaêl (orgue) et Sami (guitare) en plein sur "When The Music's Over"
Q : Vous disposez du titre officiel « The Belgian Doors Tribute Band », ça vous fait quoi ?
Ludo : Ca fait plaisir parce que c’est nous qui l’avons mis ! (Rires). Avant de se lancer, Sami et moi on s’est renseigné pour voir s’il y avait d’autres groupes de covers.
Sami : Et il y en avait un peu partout dans le monde. Nous être attribuer ce nom, c’est pour vraiment montrer qu’on vient de Belgique et qu’on est le seul actuellement du pays. En fait, on voulait juste clarifier les choses : on est belges, on joue les Doors. Il y a aucune prétention là-dedans. C’était juste pour être clair. Et puis, par rapport à la Hollande, c’était évident de se présenter comme tel.
Gaël : C’était aussi un moyen de le placer pour notre MySpace, histoire que les gens tombent facilement dessus lorsqu’ils font des recherches sur le groupe.
Ludo : Au début on pensait à d’autres noms comme « Lizard’s Kings » ou « Morrison Hotel », mais on s’est dit que les gens n’allaient pas capter facilement. « Hollywood Bowl, The Belgian Doors Tribute Band » est plus représentatif.
Q : Un dernier mot, pour Deep Music et pour tous ceux qui vous écoutent ?
Ludo : Trapézoïde ! (Rires.) Sérieusement, c’est vraiment cool d’être venu. On a pris du plaisir lors de ce petit entretien. Merci à vous.
Massimo : Toujours sympa de voir des jeunes s'intéresser à de la vielle musique !
Sami : Merci à vous deux d'être venus.
Mike (batterie) à la fin de l'interview.
Nous remercions Hollywood Bowl pour cet entretien, pour leur accueil et pour leur sens de l’humour.
À ne pas louper |
Et je suis encore gentil parce que je mets ton travail en avant en te créditant en haut de page et pas en bas de page. :B