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Bandes originales (OST) : Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne |
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- De Ptilouis dans Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne
2011 - Bande originale de film -
![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Par Alessandro (01/11/11)
Je pense que les médias vous ont (et m’ont aussi) pas mal irrité ces dernières semaines avec des publicités en veux-tu en voilà sur la dernière production née d’une collaboration entre Steven Spielberg et Peter Jackson, Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne. Rassurez-vous, c’est ce que je compte aussi faire ! Pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, le projet vise à réaliser une trilogie sur l’univers de Tintin*, héro créé de toutes pièces des mains de l’auteur belge de bandes dessinées Hergé. Un personnage incontournable des amoureux du neuvième art, sorte de reporter-enquêteur bruxellois qui voyage partout à travers le globe à la recherche d’action et d’aventure dans le but de « faire un bon papier » pour sa rédaction. Non seulement Tintin est un grand personnage de l’univers des BD mais, en plus, un véritable culte existe et perdure depuis le premier album paru en 1930, Tintin au pays des Soviets. Pour l’anecdote, Steven Spielberg s’intéressait déjà à une adaptation de Tintin au cinéma en 1983 mais dû repousser le projet contre son gré. On retrouve par ailleurs quelques influences à l’univers d’Hergé dans la trilogie d’Indiana Jones que Steven Spielberg réalisa. * : aucune date de sortie n’est encore prévue pour les deux prochains volets de la trilogie. Avant d’entamer le plat principal, et c’est surement une première pour moi sur Deep Music d’être aussi brusque, je vais vous faire une confidence : je n’ai pas aimé le film ! Alors oui, la technique est là et a tout pour plaire. On a envie de fondre en larmes devant le fourmillement des détails qui apparaissent devant nos yeux. Mais bon sang, que le film est plat ! Si la trame scénaristique, selon les dires (je précise que je ne suis pas particulièrement fan et connaisseur de l’univers de Tintin), est assez fidèle aux premiers albums, elle se noie par des scènes d’actions trop américanisées qui sapent vraiment tout le côté fin et énigmatique que l’on est en mesure d’attendre par un héro comme Tintin. C’est un gros déluge d’effets et de scènes d’action où l’on ne fait qu’une chose : bouffer de la technique à pleines dents. Du moins, c’est comme ça que je l’ai perçu. En fin de compte, c’est certainement une adaptation trop discutable de Tintin mais un bon film d’action et de technique. Je vous vois déjà venir, « Ouais, Alessandro il n’a pas aimé le film alors il va descendre la bande originale. C’est bon, je quitte, pas envie de lires des arguments débiles ». Attendez, vous dis-je ! Je me suis appliqué à écouter ce disque avec une oreille de « bo-phile » et avec les connaissances engendrées au fur et à mesure des années grâce aux différentes écoutes des productions de Maître Williams. Chose que j’aurais peut-être dû préciser dès le départ, quoique vous auriez pu l’interpréter comme un manque de respect à votre égard ; quand on voit Steven Spielberg à la réalisation d’un film, l’ami John Williams n’est jamais bien loin. Ils collaborent ensemble depuis Sugarland Express en 1974, soit 25 sur 26 films puisque c’est Quincy Jones qui s’est occupé de la composition de la bande originale de La Couleur Pourpre en 1985. Seul et unique éloignement sans que la cause provienne d’un quelconque froid entre nos deux grands amis. Spielberg estimait tout simplement qu’une personne telle que Quincy Jones aurait plus de choses à raconter que Williams sur La Couleur Pourpre. Et entre nous, il a bien eu raison. Depuis quelques années, à vrai dire après les trois derniers Star Wars et les trois premiers Harry Potter, John Williams commence tout doucement à se détacher des orchestres grandiloquents pour se concentrer sur des partitions qui miseraient sur des ambiances plus mélodiques et rythmiques. A l’instar d’Arrête moi si tu peux ou bien du Terminal, John Williams est plus léger et épuré dans ses compositions. L’introduction de ce premier épisode de Tintin, « The Adventures Of Tintin », nous fait justement penser à l’introduction d’Arrête-moi si tu peux par son caractère voluptueux et très jazzy. Un style qui prédominera une partie du film, pour rapidement passer à de gros morceaux bien enflés à cause des trop nombreuses scènes d’action. « Bien enflés » voudrait dire retour à sa grandiloquence bien connue et maîtrisée ? J’aurais tendance à dire bof. C’est à la limite du déjà-vu et du surjoué. Chose qui ne permet pas à la bande originale de jouir d’une mise en avant plus puissante. Elle ne surplombe en rien les images et se contente d’accompagner ce qui se passe à l’écran. John Williams a aussi opté pour l’abandon des thèmes qui se répètent sur ce Tintin, et ça ne va une nouvelle fois pas en la faveur de la bande originale qui une fois peine à se montrer. On peut néanmoins saluer la présence de quelques instruments vraiment intéressant comme l’accordéon, par exemple. John Williams connait vraiment la musique, qu’elle soit classique ou non-classique, ça c’est certain. Il prend un plaisir fou à composer à conduire des orchestres qui mélangent le classique et le jazz. Tintin en est un bel exemple et aurait franchement pu devenir une excellente bande originale si John Williams s’était appliqué à créer un voire plusieurs thèmes qui se perdureraient à travers tout le film. Au lieu de cela, nous avons affaire à une BO d’une qualité certes de grande tenue sur le plan de la composition mais qui peine à se laisser savourer et qui, sans le film sous les yeux, ne vaut au final pas grand chose. Au final, malgré quelques morceaux plus mélodiques avec énormément de cordes et de vents délivrant ainsi une musique aérée et détaillée (pour rappel à l’image d’Arrête-moi si tu peux et du Terminal), on reprochera à cette bande originale de manquer d’audace et de s’inscrire tout simplement dans de la « bonne musique de film » POUR le film, sans pour autant que l’on sorte de la salle de cinéma avec des thèmes plein les oreilles. Elle rempli son rôle de forme mais pas de fond. Les trente premières minutes auraient pu nous laisser présager que l’on tenait là un grand disque mais la suite nous donne le vertige et fini même par nous lasser. Gardons tout de même à l’esprit que Tintin est le premier exercice de John Williams sur un film d’animation et gageons que le second volet aura plus de choses à raconter !
Informations - Année de sortie : 2011- Réalisateur(s) : Steven Spielberg - Compositeur(s) : John Williams - Style : Film d'animation - Durée : 01h47min - Pays : Etats-Unis Synopsis Parce qu’il achète la maquette d’un bateau appelé la Licorne, Tintin, un jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d’un fabuleux secret. En enquêtant sur une énigme vieille de plusieurs siècles, il contrarie les plans d’Ivan Ivanovitch Sakharine, un homme diabolique convaincu que Tintin a volé un trésor en rapport avec un pirate nommé Rackham le Rouge. Avec l’aide de Milou, son fidèle petit chien blanc, du capitaine Haddock, un vieux loup de mer au mauvais caractère, et de deux policiers maladroits, Dupond et Dupont, Tintin va parcourir la moitié de la planète, et essayer de se montrer plus malin et plus rapide que ses ennemis, tous lancés dans cette course au trésor à la recherche d’une épave engloutie qui semble receler la clé d’une immense fortune… et une redoutable malédiction. De la haute mer aux sables des déserts d’Afrique, Tintin et ses amis vont affronter mille obstacles, risquer leur vie, et prouver que quand on est prêt à prendre tous les risques, rien ne peut vous arrêter… (Source : Allocine) Liste de lecture (65:44) 01 - The Adventures Of Tintin (3:04) |
En effet, John Williams revient véritablement à ses racines, à savoir le jazz, pour la majeure partie de cette bande originale. Mais le gros point noir, je pense que ça ne vole franchement pas haut. Clairement, on s’emmerde et ça colle juste à peine avec le film. Vachement déçu ! Pourtant, sur "Arrête-moi si tu peux" ou "Le Terminal", il nous avait proposé une BO jazzy toutes deux vachement géniales ! Dommage ! On verra ce qu'il nous a pondu pour "Cheval de Guerre" !