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Bandes originales (OST) : Drive |
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- De Mamzelle-Murielle dans 2011 - Bande originale de film -
![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Par Alessandro (13/02/12)
Drive est le nouveau bébé du réalisateur britannique Nicolas Winding Refn, méconnu avant ledit film, sauf peut-être pour Bronson mettant en scène l’excellent Tom Hardy. Si Drive a remporté un succès fulgurant au près du public, c’est pour de nombreuses raisons desquelles je me risque à en citer quelques-unes : l’ambiance générale du film assez sombre, l’histoire qui se solde par une fin ouverte, la prestation désormais mythique de Ryan Gosling et, bien évidemment, la bande originale du film, qui n’a pas fini de faire parler d’elle… Je vais tout d’abord commencer par calmer les ardeurs des personnes qui mettent en avant toute une série de substantifs élogieux pour décrire la bande originale de Drive sans même s’y être plongé convenablement : il est important de séparer les (5) morceaux apparaissant dans le film de ceux composés par Cliff Martinez, que la critique populaire laisse malheureusement bien souvent en déça pour uniquement encenser Kavinsky & Lovefoxxx, Desire, College, Riz Ortolani et The Chromatics. Car oui, c’est un fait, ces 5 morceaux ont été franchement bien choisis et apparaissent à des moments-clés du film. On se souviendra longtemps de « Nightcall » (Kavinsky & Lovefoxxx) qui fait office de générique d’introduction en nous plongeant d’emblée dans l’univers du film, voire de « Oh My Love » (Riz Ortolani) qui accentue de plus belle l’émotion de l’une des dernières séquences du film. Mais ce serait franchement réducteur de notre part de s’arrêter qu’à ces 5 morceaux. D’autant plus que le compositeur Cliff Martinez, ancien batteur des Red Hot Chili Peppers de 1983 à 85, nous gratifie ici de 14 morceaux, soit 50 minutes uniquement composées pour le film. Et dire qu’on se permet de l’oublier… En plus, Cliff Martinez n’en est pas à sa première expérience dans l’univers des bandes originales. Le récent Solaris (2002) de Steven Soderbergh ayant marqué les esprits. Mais avec Drive, il pousse son style encore plus loin. Il nous montre qu’il est capable, uniquement à partir de samplers et de claviers, de pondre une electro/ambient riche et variée mais pourtant mélancolique. Dans le cadre du film, la musique colle parfaitement au personnage principal du « chauffeur » (il n’a pas de nom). Elle participe à son côté solitaire, meurtri, un peu tourmenté, mais aussi au fait qu’on ne connaisse pas son nom ; il n’est que « de passage ». C’est une musique « du dimanche soir » qui n’augure rien de lumineux. Mais bon sang, que c’est bon. C’est un peu du masochisme de se repasser une bande originale pareille, aussi poignante, mais c’est généralement le but de ce genre de musique. On se complait par la musique mélancolique en espérant guérir le mal par le mal. Par contre, 50 minutes, c’est foutrement long. On ne voit pas le bout. Alors oui, les 5 morceaux choisis sont excellents, les 14 de Cliff Martinez aussi. Oui, tout colle parfaitement à l’ambiance de Drive qui se présente ainsi comme un thriller assez dramatique. Mais je reste perplexe sur une chose : la note finale. 3 ou 4 étoiles ? Bon ou excellent ? On ne peut pas être les deux à la fois. Et si la musique, uniquement celle de Cliff Martinez je précise, reste de grande qualité, il faut reconnaître qu’elle accuse d’une certaine platitude par endroits (peu de variations mélodiques, des samplers qui vont un peu n’importe où, etc.). Néanmoins, pour mon bien-être personnel, je dois me résoudre à lui octroyer la note de 4 étoiles pour la simple et bonne raison que le travail premier de cette bande original, qui est de coller avec l’atmosphère du film, est plus que réussi : il excelle. Et puis zut, ces petits défauts n’entachent en rien l’expérience dans sa globalité. Les fans du film y trouveront leur compte lors de longues soirées et nuits de méditation à se repasser la BO en boucle. Mais par pitié, et ça vaut surtout si vous avez aimé le film, ne vous arrêtez pas qu’aux 5 premiers morceaux !
Informations - Année de sortie : 2011- Réalisateur(s) : Nicolas Winding Refn - Compositeur(s) : Cliff Martinez & artistes variés - Style : Thriller, Drame - Durée : 01h40min - Pays : Etats-Unis Synopsis Un jeune homme solitaire, "The Driver", conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Ultra professionnel et peu bavard, il a son propre code de conduite. Jamais il n’a pris part aux crimes de ses employeurs autrement qu’en conduisant - et au volant, il est le meilleur ! Shannon, le manager qui lui décroche tous ses contrats, propose à Bernie Rose, un malfrat notoire, d’investir dans un véhicule pour que son poulain puisse affronter les circuits de stock-car professionnels. Celui-ci accepte mais impose son associé, Nino, dans le projet. C’est alors que la route du pilote croise celle d’Irene et de son jeune fils. Pour la première fois de sa vie, il n’est plus seul. Lorsque le mari d’Irene sort de prison et se retrouve enrôlé de force dans un braquage pour s’acquitter d’une dette, il décide pourtant de lui venir en aide. L’expédition tourne mal… Doublé par ses commanditaires et obsédé par les risques qui pèsent sur Irene, il n’a dès lors pas d’autre alternative que de les traquer un à un… Liste de lecture (70:28) 01 - Nightcall (Kavinsky & Lovefoxxx) |
Merci pour cette chronique très fidèle à l'esprit mi-dark/mi-nostalgique du film ! Et je ne savais pas pour Cliff Martinez, ex batteur des Red hot... on en apprend tous les jours !